Le peuple de « Dune » : les photos inédites de Jack Davison pendant le tournage

, Le peuple de « Dune » : les photos inédites de Jack Davison pendant le tournage

Il en parle avec plaisir et une certaine nostalgie. Jack Davison a photographié, en novembre 2022, le tournage de Dune, deuxième partie dans le désert du Wadi Rum, en Jordanie, là où le réalisateur britannique David Lean avait autrefois tourné Lawrence d’Arabie. Le Britannique de 34 ans n’en revient toujours pas d’avoir pu mettre les pieds sur un plateau de cinéma, a fortiori dans une production aussi lourde.

Le film de Denis Villeneuve (actuellement en salle) est le deuxième volet de l’adaptation de la saga imaginée, à partir des années 1960, par l’écrivain américain Frank Herbert et qui fascine le réalisateur canadien depuis l’enfance. Le romancier décrivait un empire interstellaire féodal, où plusieurs fratries s’affrontent pour le contrôle d’une planète désertique (baptisée Dune), unique source d’une précieuse épice, indispensable à la navigation spatiale.

Le récit écologiste de Frank Herbert n’a eu de cesse de fasciner le cinéma, donnant lieu au plus mauvais film de David Lynch (Dune, 1984), tout en permettant à George Lucas d’y puiser les fondamentaux de La Guerre des étoiles. Et, si Denis Villeneuve apparaît comme le seul à avoir su dompter le texte foisonnant réputé si complexe à adapter, c’est en partie car il a su en retenir le suc, partageant une même fascination pour le désert que son auteur de prédilection.

« Des images échappant à la machinerie commerciale »

Jack Davison a rencontré pour la première fois Denis Villeneuve au début de l’année 2022, alors qu’il photographiait pour le ­magazine américain W l’actrice Zendaya. Aux côtés de Timothée Chalamet, elle tient l’un des rôles principaux du diptyque de Denis Villeneuve, qu’il compte bien transformer en trilogie. Un lien s’est vite forgé entre le photographe et le réalisateur. L’auteur de Premier contact (2016) et Blade Runner 2049 (2017) a beau être, avec Ridley Scott, un maître de la science-fiction contemporaine au cinéma, il est étonnamment accessible et soucieux de ses interlocuteurs. C’est lui qui a permis au photographe de venir sur la partie jordanienne du tournage, qui a également eu lieu à Abou Dhabi et, en studio, à Budapest, en Hongrie. « Les gens ont oublié ce qu’était ce métier », constate Jack Davison.

Du fait du contrôle grandissant des studios hollywoodiens sur leurs productions et de la manière dont sont tournés les films à l’ère du numérique (devant un fond bleu, le décor étant ajouté plus tard à la palette graphique), la photographie sur un tournage a perdu de son prestige d’antan. Ce travail, qui documente la vie d’un plateau et peut servir plus tard la communication du film, permet pourtant de déployer un vrai regard artistique. « Sans l’aide de Denis Villeneuve, le studio [Warner] ne m’aurait jamais laissé travailler, assure Jack Davison. Il s’agissait pour moi de produire des images échappant à la machinerie commerciale. Et puis je me disais que, avec ce désert, il y avait un beau coup à jouer. »

Il vous reste 26.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Cet écrit a été rendu du mieux possible. Au cas où vous projetez de présenter des renseignements complémentaires à cet article sur le sujet « Olivier Perrenoud | Photographe » vous pouvez écrire aux contacts affichés sur ce site. olivierperrenoud.fr vous présente de lire cet article autour du sujet « Olivier Perrenoud | Photographe ». olivierperrenoud.fr est une plateforme d’information qui réunit de multiples informations publiés sur le web dont le domaine principal est « Olivier Perrenoud | Photographe ». Connectez-vous sur notre site olivierperrenoud.fr et nos réseaux sociaux dans l’optique d’être informé des prochaines communications.